Le château de Marzé

« La famille de Marzé fut la plus noble, la plus riche et la plus ancienne du Beaujolais. En effet, son nom apparaît à chaque page de l’histoire de cette province, au moyen-âge. Le fief de Marzé, qui fut son berceau, était situé près d’Alix, en Lyonnais. »

Claude le Laboureur – « Les mazures de l’Isle Barbe »


On ignore les circonstances exactes de l’arrivée des seigneurs de Marzé à Alix.
Probablement installée par l'Abbaye de Savigny pour protéger le prieuré de Bénédictines, la famille de Marzé a dû s’implanter à Alix vers l’an mil.

Elle a prospéré dans la région pendant cinq siècles, gagnant en puissance et notoriété, remplaçant le castrum en bois initial par un château féodal massif avec ses quatre tours d’angle, ses douves et son pont-levis.
La famille de Marzé déclina à partir du XVIème siècle et s’éteignit avec Théode de Marzé qui lègua son héritage, en 1549, à sa nièce Jeanne Mitte de Chevrières. Mariée à Philibert de Nagu, seigneur de Varennes et de Layes, elle fit apposer le blason des « Nagu-Mitte » sur la tour Sud-Est du château où il est toujours visible aujourd’hui.
Par acte du 26 février 1642 le fief de Marzé passa aux Dugué, seigneurs de Bagnols, de Morancé et de l'Izérable qui en étaient toujours propriétaires au début du XVIIIème siècle.
La veuve de Dreux Louis Dugué, intendant de l’armée de Flandres, le vendit en 1711 à Barthélémy-Joseph Hesseler et Jeanne-Marie Pupils de Myons.

Leur fille Marie-Anne l’amènera en dot lors de son mariage à Jean-Baptiste-Louis Croppet, seigneur de Varissan.
Le château changera de nouveau de propriétaire par l’alliance de Claudine-Barthélemie Croppet de Varissan avec Jean Giraud de Saint-Trys.
Leur fils Georges-Marie Giraud de Montbellet en était propriétaire en 1793.
Il a depuis été divisé entre plusieurs propriétaires.